Chanoine à lunettes
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Meaux, une cathédrale au cœur de la ville

 

Meaux Picri

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Les chanoines de Meaux

 
     

Dalle funéraire Saint-Rémy
(Musée de Meaux)
   
   

Dalle funéraire de Saint-Rémy

 

La dalle gravée de Guillaume de Saint-Rémy, chanoine et docteur en théologie, qui mourut à la fin du XIVe siècle et fut inhumé dans la chapelle Sainte-Geneviève, à la cathédrale. est, à présent, visible au musée.
Certes, l'entourage architectural, le cortège des clercs assistants des funérailles, les anges thuriféraires, les symboles des Évangélistes timbrant les angles et les fonds de feuillages, suivent le schéma courant, s'en distinguant seu­lement par une rare qualité technique ou stylis­tique. Mais, au centre, de la composition, l'ha­bituelle figure gisante est remplacée par une scène vivante et pittoresque. Assis devant un pupitre chargé d'un livre, le chanoine y est vu enseignant les élèves assis devant lui. A sa gauche, un assistant, debout, tient le bâton de discipline et les gants du maître. Sur le livre dont Guillaume de Saint-Rémy tourne les pages, et sur le phylactère tenu par une main surgissant de nuées, en haut du cadre, se lisent des versets tirés des Psaumes (CXVIII, 97-98 et XXVI, 31).
La représentation du cours magistral rappelle les célèbres tombeaux des docteurs bolonais, décorés, dès le début du 14ème siècle, de reliefs sur lesquels figurent le maître, assis, entouré de ses élèves.
A Paris, la formule se fixe dans la gravure, et sous une forme un peu différente. Grâce aux dessins exécutés pour Roger de Gaignières (1642-1715), dont les Albums contiennent une dizaine de dalles de ce type (Adhemar, n° 781, 906, 907, 916, 1049, 1091, 1260, 1261, 1300), on peut apprécier la constance et la durée du modèle. Constater aussi son implantation parisienne. Les dates des décès s'échelonnent de 1352 à 1491, et si l'une des dalles se trouvait à Saint-Denis, toutes les autres se voyaient à Paris, chez les Chartreux, à Notre-Dame, ou, le plus souvent, dans la chapelle Saint-Yves, siège d'une confrérie d'avocats et lieu de sépulture d'un grand nombre de maîtres des lois.
La dalle de Guillaume de Saint-Rémy, presque identique à certaines de ces œuvres, n'a pu sortir que d'un atelier parisien. On l'a considérée, à tort parfois, comme une œuvre précoce dans la série, en se référant à la date de la mort du chanoine, arbitrairement fixée à 1340. Ceci ne correspond nullement au style de l'œuvre. Et, surtout, cela se fonde sur une resti­tution erronée du texte incomplet de l'épitaphe, précisant que le chanoine mourut en « QU...LE MARDI APRES PASQUES FLORIES IX JOUR D'AVRIL». Or, tout au long du 14ème siècle, deux années seulement sont susceptibles de répondre à une telle exigence du calendrier : 1382 et 1393, où Pâques se fêta le 6 avril. L'une ou l'autre peuvent convenir à l'œuvre qu'il faut donc situer dans le dernier quart du 14ème siècle.
L'art funéraire, comme du reste toute forme d'art, est alors à la veille de subir une longue éclipse, due aux malheurs des temps.

 
 

Élection du Doyen de l’église cathédrale de Meaux

 
  L’élection d’un doyen de la cathédrale, est le seul événement intéressant qui soit arrivé dans la ville de Meaux cette présente année. Après la mort de M. Pidoux de Montanglant, MM. les chanoines tinrent, selon l’usage, une assemblée préparatoire, & remirent l’élection au 4 de novembre, afin que tous les vocaux pussent plus aisément se réunir & concourir ensemble à la création d’un doyen. Ils se sont assemblés effectivement au jour indiqué : on a commencé par chanter une messe solennelle du Saint-Esprit. Ensuite, MM., avec tout leur clergé, se sont rendus processionnellement au Chapitre, en chantant l’hymne Veni creator spiritus. Entrés & placé au nome de 34 vocaux, ils ont procédé à l’élection par voie de scrutin. Les billets ouverts par deux notaires apostoliques, en présence de trois chanoines anciens, députés à cet effet, il s’est trouvé que M. Collier de la Marlière, chanoine de l’église de Meaux, & conseiller du Grand Conseil, avait la pluralité des voix, & il a été préconisé. Alors le clergé de la Cathédrale est revenu prendre Messieurs pour les conduire processionnellement au chœur, où l’on a chanté le Te deum. M. de la Marlière, conduit par les deux notaires apostoliques, est monté à l’autel, l’a baisé, est retourné à sa place ordinaire de chanoine qu’il doit occuper, jusqu’à ce qu’il ait reçu les bulles du Souverain Pontife, qui le confirment dans la dignité de doyen. (Extrait de l'Almanach de la ville et du diocèse de Meaux, 1783)  
     
     
     
     
     
     
     
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